Veille choisie · futurs désirables

Nouvelles du
prochain monde

Pas tout ce qui fait du bruit. Seulement ce qui ouvre une fenêtre.

Une collection subjective de projets, d’idées et de gestes qui réparent un petit morceau de réalité — ou nous aident au moins à mieux l’imaginer.

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Science-fictionCinémaSolarpunkImaginaires

Ridley Scott revient à la SF post-apocalyptique… mais refuse le nihilisme

Hig, interprété par Jacob Elordi, assis dans l’herbe avec son chien près d’un aérodrome abandonné.Affiche française de The Dog Stars montrant Hig et son chien devant une ville en ruines.Affiche de The Dog Stars montrant un avion dans un ciel étoilé au-dessus d’une maison isolée.
The Dog Stars transforme la survie en point de départ : la question n’est plus seulement qui reste, mais ce qui peut encore relier les survivants.

The Dog Stars, adaptation par Ridley Scott du roman de Peter Heller, sort mondialement à partir du 26 août. L’histoire suit Hig, survivant d’une pandémie installé dans un aéroport abandonné avec son chien et un autre rescapé. Mais le détail qui m’intéresse davantage que « Ridley Scott + apocalypse » est son choix assumé : l’optimisme est au cœur du film. Scott dit avoir voulu éviter une nouvelle déclinaison de l’apocalypse-zombies et centrer l’histoire sur la possibilité de reconstruire des relations humaines.

Pourquoi ça compte

C’est un petit signal culturel intéressant : après deux décennies de dystopies où l’avenir était essentiellement composé de boue, de fascistes et de gens possédant étonnamment beaucoup de vestes en cuir, la SF recommence à explorer ce qui mérite d’être reconstruit après la catastrophe.

Et ça, c’est précisément le territoire intellectuel où le solarpunk devient intéressant : pas « tout ira bien », mais « très bien, ça va mal : qu’est-ce qu’on construit maintenant ? »

Interview et présentation du film par Reuters
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Agriculture régénérativeClimatRésiliencePermaculture

L’agriculture régénérative commence à intéresser… les assureurs et les banques

Des bovins pâturent dans une prairie riche en espèces végétales.Un troupeau pâture dans une prairie arborée.
Des prairies plus diverses pour des exploitations plus résistantes aux extrêmes climatiques.

Face aux canicules et sécheresses européennes de 2026, l’agriculture régénérative change progressivement de catégorie : de pratique agricole alternative, elle devient un outil de gestion du risque économique. Reuters rapporte que banques, assureurs et industriels agroalimentaires commencent à financer ou encourager des systèmes reposant sur des pâtures multiespèces, des sols continuellement couverts et une moindre dépendance aux intrants. Les pertes agricoles liées aux événements extrêmes atteindraient déjà environ 2,3 milliards d’euros cette année dans l’UE et au Royaume-Uni.

Pourquoi ça compte

Le moteur du changement n’est plus uniquement écologique : un sol vivant commence à avoir une valeur financière mesurable parce qu’il rend une exploitation moins vulnérable. Et lorsqu’un assureur découvre qu’une prairie avec douze espèces survit mieux qu’une monoculture, les choses peuvent évoluer beaucoup plus vite qu’après cinquante colloques intitulés « Vers une agriculture durable : enjeux et perspectives ».

Pour la permaculture, c’est un signal de normalisation assez énorme : beaucoup de ses principes — diversité, couverture permanente, cycles locaux, rétention d’eau — migrent vers l’agriculture conventionnelle sans nécessairement porter l’étiquette « permaculture-bobo-écolo ».

Lire l’enquête de Reuters